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Une employée de Google ayant protesté contre le contrat d’un milliard de dollars avec l’armée israélienne démissionne après des « représailles »

Ariel Koren affirme dans une lettre que « Google réduit systématiquement au silence les voix palestiniennes, juives, arabes et musulmanes » exprimant des préoccupations quant aux violations des droits des Palestiniens
Un employé traverse le Bay View Campus de Google à Mountain View (Californie, États-Unis), le 27 juin 2022 (AFP)
Un employé traverse le Bay View Campus de Google à Mountain View (Californie, États-Unis), le 27 juin 2022 (AFP)
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Une employée de Google comptant parmi les détracteurs les plus virulents du contrat d’un milliard de dollars passé par la firme avec l’armée israélienne a annoncé mardi son intention de démissionner, affirmant que le géant technologique avait tenté de prendre des mesures de représailles à son encontre en raison de son activisme.

Ariel Koren, responsable marketing pour les produits éducatifs de Google, a publié sur Medium (une plateforme de blog) une note destinée à ses collègues annonçant son intention de présenter sa démission.

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« En raison de représailles, d’un environnement hostile et d’agissements illégaux de la part de l’entreprise, je ne peux continuer de travailler chez Google et je n’ai d’autre choix que de quitter l’entreprise à la fin de cette semaine », indique-t-elle dans sa lettre.

« Au lieu d’écouter ses employés qui souhaitent que Google respecte ses principes éthiques, Google poursuit agressivement ses contrats militaires et prive ses employés de leur voix en appliquant un schéma réduisant au silence et des représailles contre moi-même et beaucoup d’autres. »

Ariel Koren a milité pendant plus d’un an contre le projet Nimbus, un accord chiffré à 1,2 milliard de dollars engageant Google et Amazon à fournir à Israël et à son armée des services cloud et informatiques.

En mars, le Los Angeles Times a rapporté que peu de temps après avoir participé à la rédaction d’une lettre d’employés de Google et d’Amazon indiquant que le projet Nimbus faciliterait la surveillance des Palestiniens et contribuerait à l’expansion des colonies israéliennes, son supérieur hiérarchique lui a suggéré de partir au Brésil, faute de quoi elle perdrait son poste.

« Gagner ma vie en opprimant ma propre famille »

Une porte-parole de Google a déclaré au New York Times que la firme « interdis[ait] toute forme de représailles dans le cadre professionnel et partage[ait] publiquement [sa] politique très claire en la matière ».

« Nous avons mené une enquête approfondie sur la plainte de l’employée en question, comme à chaque fois lorsque des préoccupations sont soulevées », a-t-elle ajouté.

La porte-parole a par ailleurs souligné la fierté de la firme d’avoir été « sélectionnée par le gouvernement israélien pour fournir des services cloud publics afin de contribuer à la transformation numérique du pays ».

Quinze autres employés de Google ont publié mardi des témoignages sur YouTube et se sont adressés au New York Times pour critiquer le traitement des Palestiniens par la firme et sa censure visant les employés qui soutiennent leur cause. Tous sauf deux sont restés anonymes par crainte de représailles.

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« Google réduit systématiquement au silence les voix palestiniennes, juives, arabes et musulmanes qui s’inquiètent de la complicité de Google dans les violations des droits des Palestiniens – pouvant aller jusqu’à des représailles officielles contre les employés et l’instauration d’un environnement de peur », écrit Ariel Koren dans sa lettre.

« Le projet Nimbus me donne l’impression de gagner ma vie en opprimant ma propre famille », confie une employée.

Certains employés affirment avoir été sanctionnés après avoir été accusés d’antisémitisme par des collègues pour les avoir invités à « [soutenir] la Palestine ».

Une autre employée déclare avoir été accusée d’antisémitisme par des collègues pour s’être définie en tant que « Palestino-Américaine ».

Traduit de l’anglais (original) par VECTranslation.

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