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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA

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Coronavirus : suivez l’actualité dans la région MENA
L’épidémie du nouveau coronavirus bouleverse une région déjà sous tension. Suivez sur ce fil les derniers développements au Maghreb et au Moyen-Orient

Mises à jour du direct

Maroc : Casablanca renaît avant le déconfinement officiel
2 jours ago
Des Marocains portant des masques de protection sont photographiés, à Casablanca, le 28 mai 2020 (AFP)
Des Marocains portant des masques de protection sont photographiés, à Casablanca, le 28 mai 2020 (AFP)

Librairies et kiosques de presse rouverts, restaurants de nouveau autorisés à livrer: après dix semaines de confinement, Casablanca retrouve un peu de son effervescence avant même la levée officielle des restrictions liées à la pandémie de nouveau coronavirus, attendue le 10 juin. 

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Postés devant un restaurant italien branché de « Casa », une dizaine de livreurs masqués discutent joyeusement dans l’attente d’une commande.

« Les restaurants ont commencé à ouvrir hier (mercredi) et les commandes ont explosé », témoigne Hamza Cheman, un livreur de 27 ans.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire mi-mars, ce dernier effectuait surtout des livraisons pour des supermarchés.

« Nous avons commencé par un service de livraison, en attendant qu’on nous dise quoi faire », dit, entre deux commandes, le patron du restaurant Mohamed el Ghaldy qui assure avoir « fait un grand ménage et désinfecté les lieux » avant de rouvrir. 

Car si l’état d’urgence et le confinement général ont été officiellement prolongés jusqu’au 10 juin, le Maroc est en réalité entré dans « une zone grise », avec une reprise « secteur par secteur », à la discrétion des autorités, admet sous couvert d’anonymat un haut fonctionnaire joint par l’AFP. 

« Improvisation »

« On ne sait pas vraiment ce qui va rouvrir ou pas », concède le haut fonctionnaire en évoquant la préparation « de listes » par les différents ministères, avec des « consignes sanitaires sectorielles » et une « remise en route progressive pilotée par les autorités locales ».

« Le Maroc entame le déconfinement sans l’annoncer officiellement », résumait jeudi le site d’information Médias 24.

La situation sanitaire est « aujourd’hui très maitrisée », a affirmé jeudi le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, devant le Parlement. « Les foyers de contamination dans des endroits fermés sont maîtrisés […]. On peut commencer à parler d’un allègement des mesures de confinement. »

« La clientèle revient petit à petit, elle est heureuse de nous retrouver »

Boulahsen Brahim, un libraire

Le Syndicat national des commerçants et des professionnels (SNCP) a pour sa part pointé des « décisions contradictoires et surprenantes concernant la reprise de l’activité » en déplorant une politique d’ « improvisation ». 

Mardi, kiosques de presse et librairies ont été autorisés à rouvrir. Certains commerces ont également repris leurs activités après que les autorités ont vivement recommandé aux Marocains de reprendre le travail, sans préciser dans quels secteurs.

De nombreux salariés ont ainsi déjà rejoint leurs postes et les fonctionnaires retrouvé le chemin des administrations. 

Les déplacements interurbains ont également été assouplis avant la reprise progressive lundi des liaisons ferroviaires.

Mais les contrôles policiers subsistent et les frontières restent fermées, tout comme les mosquées, les écoles, ou les plages. 

Air de liberté

À Casablanca, la capitale économique du royaume, le vrombissement des voitures se fait à nouveau entendre et la pollution retrouve ses droits. Et même si dans certains quartiers la vie ne s’est jamais totalement arrêtée, les Casablancais savourent un nouvel air de liberté.

Dans le quartier commerçant de Maarif, à quelques encablures des tours jumelles Twin Center, emblème de la ville, des badauds se promènent.

« La clientèle revient petit à petit, elle est heureuse de nous retrouver », sourit Boulahsen Brahim, dans sa vieille librairie. Un de ses employés accroche sur la devanture des affiches rappelant les mesures sanitaires.  

« Mais la majorité des clients ne savent pas qu’on a rouvert », ajoute le quinquagénaire.

« La fréquentation reste très faible » et devrait entrainer « une baisse de trésorerie de 50 % les prochains mois ».

« Nous avons rouvert hier mais la clientèle n’est pas encore au rendez-vous », confirme Zouhair Boutkourait, 30 ans, qui possède une parfumerie dans le quartier.

Les deux premiers mois de confinement ont coûté au Maroc six points de produit intérieur brut (PIB), soit une perte d’un milliard de dirhams (environ 930 millions d’euros) pour chaque jour de confinement, selon le ministère de l’Économie. 

Les milieux économiques ont ainsi plaidé ardemment pour une relance rapide des activités, sans prolongation du confinement.

Beaucoup de commerces gardent toutefois le rideau baissé. Le marché de gros de poissons a été fermé cette semaine après détection d’un foyer de contamination, selon la presse locale.

Le Maroc a officiellement enregistré 7 697 cas de nouveau coronavirus et 202 morts pour 35 millions d’habitants. Casablanca, ville la plus densément peuplée du pays, a été la plus touchée avec 32,6 % des cas, selon des statistiques officielles.

Turquie : les mosquées rouvertes aux prières collectives
2 jours ago
L’épidémie de nouveau coronavirus a fait près de 4 500 morts en Turquie sur un total de quelque 160 000 cas (AFP)
L’épidémie de nouveau coronavirus a fait près de 4 500 morts en Turquie sur un total de quelque 160 000 cas (AFP)

Plusieurs milliers de croyants ont pris part vendredi à des prières collectives organisées dans des mosquées en Turquie, après plus de deux mois d’interdiction dans le cadre des mesures visant à endiguer la pandémie de coronavirus.

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Sur le parvis de la célèbre Mosquée Bleue à Istanbul, plusieurs centaines de fidèles, masque sur le visage, ont prié sur de petits tapis disposés sur le sol à un mètre les uns des autres, a constaté un photographe de l’AFP.

Non loin de là, à la mosquée Fatih, plusieurs milliers de personnes ont prié à l’intérieur et devant le lieu de culte, des chats se promenant entre les rangées de fidèles.

Des employés municipaux distribuaient du gel désinfectant et des tapis de prière jetables pendant qu’un haut-parleur répétait en boucle les messages de prévention : bien garder les masques et respecter les distances de sécurité.

« J’ai attendu ce moment pendant si longtemps, j’ai beaucoup prié », a déclaré à l’AFP Gülçek Uyanik, 55 ans. 

« Cela m’avait manqué, j’avais l’habitude de venir prier ici tout le temps. Cela faisait deux mois, les mosquées nous ont manqué », a dit Asum Tekif, 50 ans.

Dans d’autres villes, des fidèles ont célébré le vendredi, jour sacré pour les musulmans, en priant sur des places de marché ou dans des stades, selon les médias turcs.

Les prières collectives avaient été temporairement interdites le 17 mars dans le cadre de mesures prises pour enrayer la propagation du nouveau coronavirus en Turquie.

Mais le gouvernement turc, qui affirme avoir maîtrisé l’épidémie, a assoupli les restrictions ces dernières semaines.

Jeudi, le président Recep Tayyip Erdoğan a annoncé la réouverture à partir de lundi des restaurants, cafés et bibliothèques.

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2 jours ago
Alger prolonge ses strictes mesures de confinement
2 jours ago
Un boucher reçoit un masque distribué par des bénévoles de la société civile, à Alger, le 21 mai 2020 (AFP)
Un boucher reçoit un masque distribué par des bénévoles de la société civile, à Alger, le 21 mai 2020 (AFP)

Le gouvernement algérien a prolongé jeudi ses strictes mesures de confinement dans la presque totalité du pays jusqu’au 13 juin, en exhortant la population à « poursuivre sa mobilisation citoyenne » afin d’enrayer la pandémie de COVID-19 qui a fait 630 morts.

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« Le gouvernement a décidé de maintenir le confinement partiel à domicile jusqu’au 13 juin prochain » dans 44 des 48 wilayas (préfectures) d’Algérie, selon un communiqué des services du Premier ministre.

Le confinement est totalement levé  dans les quatre autres préfectures, dont trois dans l’extrême sud désertique du pays, précise le communiqué.

Les mesures de confinement se traduisent par un couvre-feu de 17h00 à 07h00 (16 h 00-06 h 00 GMT) dans les neuf wilayas les plus touchées, dont Alger et Oran, et de 14 h 00 à 07 h 00 dans les autres.

Les Algériens ont passé le  Ramadan et les fêtes de l’Aid al-Fitr, qui célèbre la fin du mois de jeûne, confinés.

Le port du masque sanitaire est obligatoire depuis dimanche et les contrevenants sont condamnés à de fortes amendes.

Depuis le 19 mars, les autorités ont interdit les regroupements et suspendu tous les moyens de transport en commun publics et privés à l’intérieur des villes et entre les provinces, ainsi que le trafic ferroviaire.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires, des stades et des mosquées ainsi que de nombreux commerces, comme les cafés et les restaurants et les salles des fêtes, reste en vigueur.

Jeudi, le tribunal d’Oran (nord-ouest) a placé cinq  personnes sous contrôle judiciaire pour avoir organisé une soirée artistique en violation des dispositions de prévention.

Selon le Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, 9 000 cas de contamination ont été officiellement recensés en Algérie, dont 630 décès, depuis l’enregistrement du premier cas le 25 février.

En dépit de la décision de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de suspendre les essais cliniques, l’Algérie a décidé de poursuivre l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le coronavirus.

Yémen : situation de plus en plus alarmante, selon l’ONU
2 jours ago
Une famille dans marché de la capitale yéménite Sanaa, le 20 mai 2020 (AFP)
Une famille dans marché de la capitale yéménite Sanaa, le 20 mai 2020 (AFP)

Plusieurs responsables de l’ONU et de ses agences ont lancé jeudi un appel à un soutien urgent au Yémen où la situation est de plus en plus alarmante face à la progression de la pandémie de COVID-19.

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« Nous sommes de plus en plus inquiets » alors que « nous avons les capacités » de stabiliser la grave crise humanitaire qui touche le pays, ont souligné lors d’un entretien avec des journalistes ces responsables issus entre autres du département des Affaires humanitaires de l’ONU, de l’Unicef, du Programme alimentaire mondial ou de l’Organisation mondiale de la santé.

« Ce que nous n’avons pas c’est l’argent et nous demandons aux donateurs d’être généreux et de payer leurs engagements rapidement », ont-ils ajouté, en évoquant la perspective d’une conférence de donateurs co-organisée le 2 juin par l’Arabie Saoudite et l’ONU.

Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock a précisé rechercher jusqu’à la fin de l’année pour le Yémen 2,4 milliards de dollars, dont 180 millions pour la lutte contre la pandémie.

« Le Yémen a un besoin désespéré d’aide », a fait valoir Muhannad Hadi du Programme alimentaire mondial, tandis que la directrice de l’Unicef, Henrietta Fore, évoquait un « désastre majeur ». Plus de 12 millions d’enfants à travers le pays ont besoin d’une aide humanitaire.

Avant la pandémie, deux millions d’enfants étaient privés d’école. Avec le COVID-19, cinq millions d’enfants supplémentaires vont la quitter, a-t-elle précisé.

Selon l’ONU, « le COVID-19 se propage rapidement à travers le pays, déjà confronté à la plus grande crise humanitaire au monde, provoquée par un conflit qui ne faiblit pas ». Officiellement, 50 morts dues à la pandémie ont été recensées et la contamination touche 10 des 22 gouvernorats.

« Mais les tests et les rapports restent limités et il est probable que la majorité des régions du pays soient déjà touchées si ce n’est pas toutes », estime l’ONU.

Le Yémen est en proie à une guerre meurtrière depuis 2014 entre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran et qui contrôlent plusieurs régions du pays dont la capitale Sanaa, et le gouvernement appuyé par la coalition menée par l’Arabie saoudite à partir de 2015.

Ce conflit a provoqué la pire crise humanitaire dans le monde, selon les Nations unies, et suscité l’effondrement des infrastructures sanitaires locales.

La Turquie lève la plupart des restrictions
2 jours ago
Opération de désinfection du Grand Bazar d’Istanbul, le 28 mai 2020 (AFP)
Opération de désinfection du Grand Bazar d’Istanbul, le 28 mai 2020 (AFP)

Réouverture des plages, des restaurants et des bibliothèques : le président turc Recep Tayyip Erdoğan  a annoncé jeudi la levée prochaine de la plupart des mesures prises pour lutter contre la pandémie de coronavirus, sauf pour les seniors.

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Les déplacements entre les principales villes du pays, interdits ou restreints depuis deux mois, seront à nouveau autorisés à partir de lundi, a annoncé Recep Tayyip Erdoğan lors d’une adresse à la nation à l’issue d’un conseil des ministres.

À partir de cette même date, les bibliothèques, restaurants et crèches pourront rouvrir, a poursuivi le président turc, de même que les plages et les parcs, au moment où le secteur du tourisme, durement impacté par la pandémie, tente de se relancer.

La plupart de ces mesures avaient été mises en place au mois de mars, lorsque l’épidémie de nouveau coronavirus a touché la Turquie avant de s’étendre.

Le chef de l’État turc a néanmoins indiqué que le confinement des personnes âgées de plus de 65 ans et celles de moins de 18 ans serait maintenu « pendant encore un certain temps ».

Les bars et discothèques resteront également fermés. Les concerts seront autorisés en plein air, a-t-il ajouté.

« Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté », a martelé Recep Tayyip Erdoğan.

La Turquie avait déjà commencé à lever certaines mesures ces dernières semaines, autorisant par exemple la réouverture des centres commerciaux et des salons de coiffure.

Lundi, le Grand Bazar d’Istanbul, l’un des plus grands marchés couverts du monde et une attraction touristique majeure, doit lui aussi rouvrir ses portes après plus de deux mois de fermeture.

« Trois mots sont devenus essentiels : masque, distance, propreté »

Recep Tayyip Erdoğan

En outre, plusieurs mosquées à travers le pays organiseront vendredi des prières collectives pour la première fois depuis mi-mars.

L’épidémie de nouveau coronavirus a fait près de 4 500 morts en Turquie sur un total de quelque 160 000 cas, selon le bilan officiel.