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Dix articles de 2020 pour se remonter le moral

Middle East Eye a choisi pour vous dix articles publiés en 2020 qui racontent l’espoir, l’amour, la solidarité et l’inventivité en cette année peu réjouissante dans la région et partout ailleurs
Une fillette palestinienne couvre sa bouche avec des fleurs en guise de masque, à Beit Lahia, au nord de Gaza, le 16 avril 2020 (AFP)
Une fillette palestinienne couvre sa bouche avec des fleurs en guise de masque, à Beit Lahia, au nord de Gaza, le 16 avril 2020 (AFP)
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Face au coronavirus, les Algériens champions de la solidarité

À Bab el-Oued, quartier populaire d’Alger, un flacon de désinfectant a été scotché autour d’un pilier (AFP)
À Bab el-Oued, quartier populaire d’Alger, un flacon de désinfectant a été scotché autour d’un pilier (AFP)

Selma Kasmi

Le plus grand pays d’Afrique serait aussi l’un des plus vulnérables face cette pandémie, à en croire une étude de l’Institut français de santé et de recherches médicales (INSERM), en raison, notamment, de la faible qualité de ses infrastructures.

L’État algérien, qui a reçu des lots de matériel de protection et produits sanitaires de la Chine, avait alloué, le 15 mars, plusieurs millions de dollars à l’importation de matériel médical. Selon le site Ménadefense, le pays a même mobilisé ses avions militaires stratégiques pour ramener les cargaisons de Chine.

Pour tenter de compenser ces lacunes, les Algériens du pays et de la diaspora se mobilisent. Les initiatives, les campagnes, les collectes pour augmenter la capacité des hôpitaux et s’assurer une disponibilité des outils de protection et même des aliments de base pour les familles les plus démunies se multiplient. 

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En Tunisie, un artisan fait revivre l’extraction de la pourpre et l’esprit des Phéniciens

Seules quelques personnes dans le monde utilisent encore l’antique technique phénicienne pour obtenir la pourpre à partir des mollusques (MEE/Tom Westcott)
Seules quelques personnes dans le monde utilisent encore l’antique technique phénicienne pour obtenir la pourpre à partir des mollusques (MEE/Tom Westcott)

Tom Westcott

 Il faut environ 55 kilos d’escargots pour faire à peine un gramme de poudre de pourpre pure, grâce à un processus demandant un travail énorme que maîtrisaient les Phéniciens, lesquels en produisaient une grande quantité pour l’échanger à travers la Méditerranée et au-delà. 

Ceux sont eux qui ont popularisé la pourpre, extrait du mollusque murex – un escargot de mer prédateur possédant une glande productrice de colorant.

Quelque 4 000 ans plus tard, Ghassen Nouira est une des rares personnes au monde à extraire la pourpre du murex en utilisant les méthodes traditionnelles. 

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EN IMAGES : Coup de foudre à Chatila

Rayan Sokkar et son fiancé Samih Mahmoud à Chatila (Photo fournie/Omar Ahmad)
Rayan Sokkar et son fiancé Samih Mahmoud à Chatila (Photo fournie/Omar Ahmad)

Amena ElAshkar

Trouver le bon endroit pour une séance photo spéciale peut être une mission ardue pour certains couples – mais pas pour Rayan Sokkar, 24 ans, et son fiancé Samih Mahmoud, 23 ans. Rayan était sûre de son choix : elle voulait que leurs photos de fiançailles soient prises dans le camp de réfugiés de Chatila, au Liban. 

« Nos camps sont étiquetés comme des lieux sinistres, des points chauds pour toutes sortes d’actes criminels », témoigne Rayan à Middle East Eye. « Je voulais que cela change. Je voulais que les gens comprennent qu’il y a d’autres genres de personnes dans les camps. »

Rayan a dû se montrer quelque peu persuasive pour que Samih accepte de se prêter à cette séance photo.

« Au début, je n’aimais pas l’idée de Rayan », confie-t-il à MEE. « Je n’aime pas le camp. Je n’aime pas le fait que nous ayons été forcés de vivre ici […] J’ai hésité à me lancer parce que j’étais inquiet de la réaction de notre communauté. Mais ensuite, Rayan m’a expliqué le message derrière le choix du lieu. Finalement, elle m’a fait changer d’avis. » 

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Acid Arab, les pionniers de l’électro à la sauce orientale

Acid Arab sur scène, en format DJ set (avec l’aimable autorisation d’Acid Arab)
Acid Arab sur scène, en format DJ set (avec l’aimable autorisation d’Acid Arab)

Robin Dussenne

Depuis les premières soirées organisées dans un club intimiste de la capitale française, jusqu’à sa formation actuelle, Acid Arab a bien grandi. Le groupe parisien s’est étoffé d’abord, en passant de deux à cinq musiciens. Et il s’est surtout forgé une solide réputation, celle d’un collectif de DJ à la pointe de l’électro orientale, même si Guido Minisky, l’un des deux membres fondateurs avec Hervé Carvalho, tient à le préciser : « Il ne faut pas perdre de vue que notre spécialité est de faire de la techno et de la house, pas de la musique arabe. »

Alors que certains artistes aiment aujourd’hui se définir grâce à des sous-genres musicaux toujours plus pointus, Acid Arab aspire à une certaine simplicité : la patte du collectif français, c’est une base d’acid house (un courant de musique électronique né à Chicago dans les années 1980), pimenté à la sauce arabe (chaâbi, raï, dabkeh, gnawa), d’où son nom.

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« Sans le centre Wafa, je serais morte » : en Turquie, un refuge accueille les femmes et les enfants syriens hospitalisés

De nombreux résidents du centre souffrent de maladies de peau, tandis que la majorité ont des problèmes cardiaques ou des cancers (MEE/Édith Bouvier et Céline Martelet)
De nombreux résidents du centre souffrent de maladies de peau, tandis que la majorité ont des problèmes cardiaques ou des cancers (MEE/Édith Bouvier et Céline Martelet)

Édith BouvierCéline Martelet

Depuis bientôt neuf ans, la guerre en Syrie n’épargne pas les civils et encore moins les hôpitaux censés les soigner. Les Nations unies ont rapporté en janvier 2020 que plus de 50 structures de soins avaient arrêté de fonctionner en raison d’attaques ou du simple fait que des zones entières avaient été désertées par des civils fuyant la violence et les bombardements quotidiens. Le 17 février dernier, un nouvel hôpital a été bombardé dans la région d’Idleb.

La situation est difficile pour les blessés de guerre, mais encore plus pour tous les malades chroniques oubliés de ce conflit. Seule solution : traverser la frontière et venir se faire soigner en Turquie. Mais encore faut-il pouvoir être hébergé pendant la durée des soins. C’est ce que propose le centre al-Wafa, situé en centre-ville de Reyhanlı, dans la province turque de Hatay, à quelques kilomètres de la frontière syrienne.

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Poésie arabe : les dix auteurs classiques et modernes à lire absolument

Portrait du poète palestinien Mahmoud Darwich et montage de sa poésie par l’artiste libanais Yazan Halwani dans une rue de Beyrouth, en janvier 2014 (AFP)
Portrait du poète palestinien Mahmoud Darwich et montage de sa poésie par l’artiste libanais Yazan Halwani dans une rue de Beyrouth, en janvier 2014 (AFP)

Shathil Nawaf Taqa

« La poésie est le diwan des Arabes. » Cette expression, qui fait référence au lieu où les Arabes se réunissent pour discuter de leurs affaires, chaque Arabe l’a entendue au moins une fois dans sa vie ; elle fut prononcée par le prince hamdanide et poète Abou Firas al-Hamdani. Miroir de la pensée arabe, on retrouve dans la poésie toutes les valeurs que les Arabes chérissent, les différents modes de vie qu’ils ont choisis, leurs idées de l’amour, de la douleur, de l’orgueil, de l’honneur et du plaisir. Une part irréductible de l’histoire de la civilisation arabo-musulmane y est inscrite.

Middle East Eye fait le choix de mettre en avant dix grands noms de la poésie arabe qui ont pu être traduits en français. De la poésie antéislamique à la poésie omeyyade, de l’émergence de la poésie arabe néo-classique à la naissance du poème arabe en vers libres, des anciens aux modernes, ces grands poètes réunis célèbrent une langue dont la richesse et la diversité sont inépuisables.

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En France, la communauté musulmane multiplie les actions solidaires pendant le confinement

À Creil, au nord de Paris, des bénévoles lancent des actions de solidarité envers les personnes les plus vulnérables ainsi que le personnel soignant (avec l’aimable autorisation d’Ummah Charity)
À Creil, au nord de Paris, des bénévoles lancent des actions de solidarité envers les personnes les plus vulnérables ainsi que le personnel soignant (avec l’aimable autorisation d’Ummah Charity)

Nadia Bouchenni

À Creil, dans l’Oise, au nord de Paris, la population subit un isolement depuis plus longtemps encore que le reste du pays, la région ayant été l’un des premiers foyers de l’épidémie de coronavirus en France. Samir Oueldi y est le directeur général de Ummah Charity, une association humanitaire dont les actions habituelles à l’étranger sont actuellement mises sur pause. Aujourd’hui, avec ses bénévoles, il se met à disposition des personnes les plus vulnérables qui ne peuvent pas sortir faire leurs courses.

« On propose ce service pour les personnes âgées, isolées ou dont la santé ne leur permet pas de sortir. Pour les plus précaires, on finance les courses. On promène aussi les animaux de compagnie et on dépose les devoirs des enfants dans les boîtes aux lettres pour ceux qui ne peuvent imprimer », explique Samir Oueldi à Middle East Eye.

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Let’s play : apprendre l’arabe, un Lego après l’autre

Des lettres arabes créées avec des Lego par la graphiste égyptienne Ghada Wali (Ghada Wali)
Des lettres arabes créées avec des Lego par la graphiste égyptienne Ghada Wali (Ghada Wali)

Indlieb Farazi Saber

« Je veux faire découvrir l’arabe aux jeunes apprenants, aux locuteurs étrangers et pour aider les réfugiés à s’intégrer dans leurs sociétés d’accueil, mais également aux jeunes au sein de la région MENA [Moyen-Orient et Afrique du Nord] et qui vivent à l’étranger », indique Ghada Wali, qui travaille avec le ministère de l’Éducation émirati pour l’adoption de Let’s Play dans les programmes scolaires de primaire.

« La beauté de l’arabe réside dans sa richesse, le fait de pouvoir exprimer une émotion avec toutes ses nuances », s’enthousiasme-t-elle.

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VIDÉO : Une Palestinienne épouse son fiancé emprisonné par Israël après dix-huit ans d’attente

Huthifa FayyadShatha Hammad

Voici Abdel Karim et Jinan, un couple palestinien finalement réuni après dix-huit ans de séparation sous l’occupation israélienne. Jinan a attendu toutes ces années pour pouvoir épouser l’amour de sa vie, arrêté peu après leurs fiançailles en 2002.

Au milieu du chaos d’Idleb, une fillette de 8 ans s’illustre comme championne de calcul mental

Sarah Kayali est arrivée première parmi les 6 111 élèves issus de 19 pays lors d’un concours de calcul mental lancé par une organisation chinoise (MEE/Abd Almajed Alkarh)
Sarah Kayali est arrivée première parmi les 6 111 élèves issus de 19 pays lors d’un concours de calcul mental lancé par une organisation chinoise (MEE/Abd Almajed Alkarh)

Hussam HammoudCéline MarteletÉdith Bouvier

Le 10 décembre, la fillette syrienne a survolé le concours mondial de calcul mental lancé par une organisation chinoise. Ce jour-là, elle est arrivée première parmi les 6 111 élèves issus de 19 pays.

Le 21 décembre, elle a également décroché sans difficulté la première place d’une compétition lancée cette fois par Taïwan. Ces dernières semaines, Sarah Kayali a surpris tout le monde, y compris le directeur de son école. 

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