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Maroc : « pas de changement » de la position américaine sur le Sahara occidental

En visite au Maroc, le secrétaire d’État adjoint des États-Unis pour le Proche-Orient a confirmé les propos tenus par Antony Blinken en mai
Joey Hood a appelé à la nomination « le plus tôt possible » d’un envoyé spécial pour « avoir une solution acceptable pour l’ensemble des parties, menant à la paix » dans la région (AFP)
Joey Hood a appelé à la nomination « le plus tôt possible » d’un envoyé spécial pour « avoir une solution acceptable pour l’ensemble des parties, menant à la paix » dans la région (AFP)

Le secrétaire d’État adjoint des États-Unis pour le Proche-Orient Joey Hood a affirmé mercredi que la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, territoire disputé, restait « inchangée », au cours d’une visite dans le royaume.

Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont reconnu en décembre 2020 la souveraineté du Maroc sur l’ancienne colonie espagnole en contrepartie d’une normalisation des relations du royaume avec Israël.

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Interrogé par la presse sur un éventuel changement dans la position américaine, Joey Hood a répondu qu’il n’y avait « pas de changement », après avoir rencontré le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita à Rabat.

« Les changements que vous auriez pu percevoir se situent dans l’énergie déployée afin que le processus onusien produise des résultats », a-t-il ajouté, appelant à la nomination « le plus tôt possible » d’un envoyé spécial pour « avoir une solution acceptable pour l’ensemble des parties, menant à la paix » dans la région.

Le dernier envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, l’Allemand Horst Köhler, n’a pas été remplacé après sa démission en mai 2019 pour raisons de santé.

Une confirmation des propos d’Antony Blinken

En mai 2021, le secrétaire d’État américain Antony Blinken avait déjà indiqué à Nasser Bourita que l’administration Biden s’en tiendrait à la reconnaissance par le président Trump malgré l’opposition de sénateurs.

La question du Sahara occidental, considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif, oppose le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie, depuis le départ de l’Espagne en 1975.

Le Polisario réclame un référendum d’autodétermination prévu par l’ONU, tandis que le Maroc, qui contrôle plus des deux tiers du territoire, propose un plan d’autonomie sous sa souveraineté.

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Le responsable américain était dimanche et lundi en Algérie où il a évoqué le Sahara occidental avec le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.

Sur la question de la normalisation avec Israël, Joey Hood a salué à Rabat « les mesures prises par le Maroc pour améliorer ses relations avec Israël », un rapprochement qui « aura des avantages à long terme pour les deux pays ».

Dimanche, les premiers touristes israéliens sont arrivés à Marrakech, après le lancement des premiers vols commerciaux directs.

Le haut responsable américain a également évoqué la solidité du partenariat stratégique entre les deux pays et leurs intérêts communs pour la paix au Moyen-Orient, la sécurité et le développement dans la région et en Afrique.

Par ailleurs, Joey Hood a indiqué que son pays avait « investi 15 millions de dollars » dans la lutte contre la pandémie de COVID-19 au Maroc, qui fait face à une recrudescence de l’épidémie, sans donner plus de détails.