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Des archéologues saoudiens et britanniques exhument un doigt datant de 90 000 ans

Dans le désert saoudien, un projet mené conjointement par l'université de Riyad et celle d’Oxford exhume une habitation humaine remontant à 325 000 ans
Dans les déserts de l’Arabie saoudite actuelle, les scientifiques membres d’une exploration conjointe ont également étudié l'art rupestre (Projet Palaeodeserts)
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Des archéologues ont exhumé le plus ancien ossement humain jamais trouvé en Arabie saoudite : un morceau de majeur datant de 90 000 ans.

La découverte fait partie d'un projet conjoint initié en 2012 par des chercheurs d'Arabie saoudite et de l'université d'Oxford au Royaume-Uni.

La découverte a été annoncée mercredi soir par Ali Ghabban, directeur de la Commission saoudienne au tourisme et aux antiquités.

« Le projet Green Arabia (Arabie Verte) s’est penché sur les sites autour des anciens lacs du désert du Nafud actuel (zone au nord de la péninsule arabique) », a expliqué Ali Ghabban.

Il a précisé que les fouilles du site de Taas al-Ghadha, près de la ville du nord-ouest de Tayma, ont permis la découverte d’une habitation humaine qui remonte jusqu'à 325 000 ans.

L’os, découvert pendant les fouilles, correspond à la partie centrale du majeur d’un être humain qui vivait là il y a environ 90 000 ans– le plus ancien vestige physique d'habitation humaine découvert dans la région.

Al-Arabiya, journal saoudien d’État, a écrit dans son édition anglaise qu’il s’agit de l’os « le plus ancien du monde ».

Néanmoins, l'ossement le plus ancien appartenant à un spécimen du genre Homo – lignée qui a finalement donné les êtres humains modernes – est un os de mâchoire, découvert en Éthiopie en mars dernier. On l’estime vieux d’environ 2,8 millions d'années.

Le projet Green Arabia, lancé en Avril 2012 et qui devrait se conclure l'an prochain, étudie la façon dont les différentes phases du changement climatique, sur des millénaires, ont influé sur les installations humaines et les mouvements migratoires dans la région de l’Arabie saoudite actuelle.

La documentation promotionnelle du projet affirme que l'université d'Oxford est un « partenaire-clé » du Comité au Tourisme et aux Antiquités de l’État saoudien.

L'entreprise, dont le nom complet est « Arabie Verte, Projet Palaéodéserts », a également étudié l'art rupestre ancien découvert en Arabie saoudite, ainsi que des fossiles de vertébrés datant d’environ 700 000 ans.

Traduit de l’anglais (original) par Dominique Macabies.