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Décès de la reine Elizabeth II après 70 ans de règne

La reine Elizabeth II, monarque la plus célèbre de la planète, est décédée à 96 ans dans son château écossais de Balmoral, sa famille à ses côtés. Son fils, le prince Charles, lui succède automatiquement
La reine Elizabeth attend de s’adresser à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en juillet 2010 (Reuters)
La reine Elizabeth attend de s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies à New York en juillet 2010 (Reuters)
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La reine Elizabeth II est décédée à l’âge de 96 ans, a annoncé jeudi le palais de Buckingham.

Elle avait été placée sous surveillance médicale au château de Balmoral en Écosse, où elle est décédée entourée des membres de sa famille.

Elizabeth II était la monarque la plus ancienne de l’histoire britannique, régnant depuis la mort de son père George VI en février 1952. Charles, prince de Galles, deviendra le nouveau roi à l’âge de 73 ans.

Des messages de condoléances ont été partagés par des dirigeants politiques du monde entier.

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Grande voyageuse, la reine a visité la majorité des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

Reste en mémoire une visite en février 1979 dans le Golfe, avec des arrêts au Koweït, à Bahreïn, en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Oman. L’Iran était également à l’ordre du jour, bien que les troubles entourant la révolution islamique aient modifié ses plans.

L’année suivante, elle entreprend des visites d’État en Afrique du Nord, atterrissant en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Pendant son règne, elle a également visité la Libye, l’Iran, le Soudan, la Turquie et la Jordanie.

En retour, des centaines de dirigeants mondiaux ont rendu visite à la reine lors de visites d’État au Royaume-Uni, dont plusieurs dirigeants arabes.

Parmi eux se trouvaient quatre rois successifs d’Arabie saoudite et le président syrien Bachar al-Assad en décembre 2002, neuf ans avant que n’éclate dans son pays une guerre civile qui allait le transformer en paria.

Lors d’une visite particulière en 2003, le roi saoudien Abdallah a été conduit autour de Balmoral par Elizabeth, qui, selon un ancien ambassadeur britannique en Arabie saoudite, a demandé à la reine de « ralentir et de se concentrer sur la route ».

Ces dernières années, ses relations étroites avec des gouvernements de la région liés à des violations des droits de l’homme ont fait l’objet d’un examen minutieux.

La reine Elizabeth II et le prince Philip posent avec le Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran et son épouse Farah Pahlavi lors de leur visite d’État, en mars 1961 à Téhéran (AFP)
La reine Elizabeth II et le prince Philip posent avec le Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran et son épouse Farah Pahlavi lors de leur visite d’État, en mars 1961 à Téhéran (AFP)

Un rapport récent a révélé que des membres de la famille royale britannique ont rencontré des monarchies autocratiques du Moyen-Orient plus de 200 fois depuis le début de la répression liée aux Printemps arabes, il y a plus de dix ans.

Pendant son règne, la reine avait reçu une gamme de bijoux de dirigeants étrangers, dont plusieurs joyaux somptueux du Moyen-Orient.

Parmi eux, le collier de diamants King Faisal, offert par le monarque saoudien éponyme en 1967, et le collier King Khalid qui lui avait été offert lors d’une visite en 1979. Ce dernier était souvent porté par la princesse Diana.

Au cours de cette visite dans le Golfe en 1979, la reine a également reçu une demi-parure de perles et de diamants du Qatar, un ensemble de boucles d’oreilles et de collier assortis par l’émir de l’État de l’époque, le cheikh Khalifa bin Hamad Al-Thani.

Traduit de l’anglais (original)

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