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Sahara occidental : l’émissaire de l’ONU en tournée régionale sur fond d’accrochages entre Marocains et Sahraouis

Staffan de Mistura, en visite au Maroc, en Algérie et en Mauritanie, souhaite une « reprise constructive du processus politique »
Staffan de Mistura, bientôt 75 ans et basé à Bruxelles, a pris ses fonctions en novembre (AFP/Denis Balibouse)
Staffan de Mistura, bientôt 75 ans et basé à Bruxelles, a pris ses fonctions en novembre (AFP/Denis Balibouse)

Le nouvel émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, l’Italien Staffan de Mistura, est arrivé mercredi à Rabat, première étape d’une tournée régionale qui doit le conduire aussi en Algérie, a annoncé le porte-parole des Nations unies. 

Il « a commencé sa première visite dans la région ». « Il rencontrera des responsables marocains à Rabat et ensuite des responsables du Front Polisario à Tindouf et Rabouni » en Algérie, qui abritent des camps de réfugiés sahraouis, a précisé Stéphane Dujarric lors de son point-presse quotidien. 

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L’émissaire « prévoit aussi de se rendre à Alger et à Nouakchott lors de son voyage », a ajouté le porte-parole sans autre détail sur ces étapes, en indiquant sa volonté « d’entendre les points de vue de toutes les parties concernées sur la manière de progresser vers une reprise constructive du processus politique sur le Sahara occidental ».

Staffan de Mistura, bientôt 75 ans et basé à Bruxelles, a pris ses fonctions en novembre, alors que l’Algérie a rompu fin août ses relations diplomatiques avec le Maroc, accusant le royaume chérifien « d’actions hostiles » sur fond de querelle sur le dossier du Sahara occidental.

L’Algérie opposée à une reprise des négociations

L’Algérie a marqué sa vive opposition à une reprise de négociations sous forme de tables rondes comme celles qui avaient été organisées en Suisse par le précédent émissaire de l’ONU, l’ex-président allemand Horst Köhler, démissionnaire à la mi-2019 faute d’avoir obtenu des résultats significatifs.  

La dernière table ronde s’était tenue au printemps 2019 en présence du Maroc, du Polisario et de l’Algérie et de la Mauritanie en tant qu’observateurs.

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Le Sahara occidental, ex-colonie espagnole, est considéré comme un « territoire non autonome » par l’ONU en l’absence d’un règlement définitif. Il oppose depuis des décennies le Maroc au Front Polisario, soutenu par Alger.

Pour le Front Polisario, la nomination de Staffan de Mistura est intervenue à un moment « où le processus de paix de l’ONU au Sahara occidental a connu […] des développements extrêmement dangereux […], torpillé le cessez-le-feu et déclaré de nouveau la guerre au peuple sahraoui ».

Cette tournée régionale est marquée par la poursuite des accrochages entre l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) et les forces marocaines.