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Kirkouk frappée par une vague d’attentats-suicides

Des hommes armés portant des ceintures explosives ont attaqué des cibles gouvernementales dans la ville irakienne contrôlée par les Kurdes, alors que la bataille pour Mossoul continue
Kirkouk a été frappée par plusieurs attaques vendredi matin (capture d’écran)

Des militants de l'État islamique (EI) portant des ceintures explosives ont attaqué des cibles gouvernementales dans la ville de Kirkouk contrôlée par les Kurdes et tué seize personnes sur un chantier de construction géré par une société iranienne ce vendredi, dans ce qui apparaît comme une contre-attaque à l’avancée des troupes irakiennes sur le bastion du groupe à Mossoul.

Des combats sont signalés en ce moment même dans la ville de Kirkouk. L’aile de propagande de l’EI, Amaq, a commencé à annoncer sur Twitter que les combattants du groupe étaient impliqués dans les assauts.

Les combats auraient commencé à 3 heures du matin, heure locale, quand des kamikazes armés de fusils ont attaqué plusieurs endroits de Kirkouk, selon des sources de sécurité.

Des photos publiées sur les réseaux sociaux montrent des débris et des combattants morts à l'intérieur de la ville. Un couvre-feu a été établi par les autorités.


Un officier du renseignement kurde a indiqué que quatre kamikazes avaient attaqué le quartier général de la police de la ville à environ 3 heures, heure locale.

« Les forces de sécurité ont réussi à tuer l’un d'entre eux, et les trois autres se sont fait exploser », a-t-il précisé.

Plusieurs autres cibles dans le sud de la ville ont été attaquées par des hommes qui seraient, selon l'officier, des membres de l’EI, déclenchant des affrontements avec les forces de sécurité.

Des rapports ont indiqué que certains des militants ayant lancé l'assaut vivaient dans la ville.

Quelques heures plus tard, trois assaillants ont infiltré une centrale électrique construite par une société iranienne près de Dibis, à environ 40 km au nord-ouest de Kirkouk, a déclaré le maire de la ville.

« Trois kamikazes ont attaqué la centrale à environ 6 heures du matin, tuant douze administrateurs et ingénieurs irakiens et quatre techniciens iraniens », a déclaré le maire de Dibis, Abdullah al-Nureddin Salehi, à l’AFP.

Un lieutenant de police a confirmé le bilan des victimes.

Salehi a indiqué que l'attaque avait provoqué des affrontements avec les forces de sécurité, lesquelles auraient réussi à tuer l'un des kamikazes avant qu'il n’active sa ceinture explosive. Les deux autres se sont fait exploser après avoir été cernés par les forces de sécurité, a-t-il ajouté.

Les combattants peshmergas kurdes ont pris le contrôle de Kirkouk en 2014 après le retrait de l'armée irakienne fuyant une avancée de l'État islamique dans le nord et l'ouest de l'Irak.

Traduit de l’anglais (original).

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